Journal d’une vacance

En juin 1996, je décidai d’entreprendre un pèlerinage dans la ville de ma naissance, Dieppe, en Seine-Maritime. Pendant quatre jours, j’ai arpenté les rues et me suis livré à des réflexions dans le seul journal que je n’ai jamais tenu dans ma vie.

*

Dans le train (lundi 24 juin 1996)

Ceux qui écrivent sont ceux qui osent ou ont le courage de noter leurs idées et leurs pensées, ce qui passe à la frontière de leur conscience. Si je ne m’endormais pas, je noircirais des feuilles. Mais toute pensée n’est pas toujours à la hauteur de ce qu’on attend d’un écrit accompli, d’un intérêt certain. S’il suffisait de prendre en note ce qui passe à l’esprit, l’humanité entière écrirait. Peut-être que les écrivains sont ceux qui pensent que leurs pensées, même les plus minimes, méritent d’être fixées, alors que chez le commun des mortels, les pensées s’enfuient sitôt entraperçues. L’écrivain fait d’une ébauche de pensée une pensée développée et n’accepte pas d’interrompre le processus de la pensée. Chaque écrivain (peut-être davantage les poètes) est à l’écoute de lui-même pour recueillir le contenu de sa pensée, développée dans un second temps par l’écriture elle-même qui donne l’envol à des bribes encore informes (dynamique propre du processus d’écriture).

Ce phénomène de l’écriture s’apparente à celui des rêves. Les rêves qui viennent me visiter ne peuvent au réveil se fixer dans ma conscience et ceux qui demeurent au sortir du réveil s’échappent rapidement hors du conscient, faute d’avoir été immédiatement notés. La paresse dont je tiens responsable mon manque d’activité créatrice littéraire s’apparente à la flemme que je mets à noter le contenu de mes rêves. Cette paresse, dans les deux cas, n’est-elle pas appelée par la psychanalyse résistance ? Ceux qui n’écrivent pas, alors qu’il leur semble avoir des prédispositions, n’ont-ils pas, tout simplement, peur de connaître véritablement leur intériorité ? Michel Leiris écrivait pour mieux se connaître (tout comme Patrick Modiano qui le déclare dans ses entretiens), c’est pour cela que la lecture de ses livres peut donner l’impression d’assister à un exhibitionnisme. Mais son programme : « tout dire » n’est-il pas en fait une méthode pour parvenir à écrire à la manière des Oulipiens[1] qui se donnent des contraintes d’écriture ? « Tout dire » deviendrait une béquille à des fins de création et serait éloigné de l’ambition affirmée d’être authentiquement sincère.

La lecture du Journal de Michel Leiris m’incite à en tenir un également, au moins le temps de ce séjour. Le journal est un moyen d’entrer en littérature pour celui qui ne parvient à écrire. Le journal, genre bâtard (pense-bête, réflexions décousures, notations diverses, relations événementielles, etc.), permet d’accueillir tout ce qui traîne à la portée du conscient. Le journal qui n’a pas besoin d’une forme s’apparente, en définitive, à une poubelle. Le journal est, en y réfléchissant, assez proche aussi de la psychanalyse : qu’importe la forme, pourvu que ce soit sincère et vécu dans l’instant.

La côte de Rouen (mardi 25 juin 1996)

Si j’ai peu de souvenirs de mon enfance, à part des réminiscences (« ça me dit quelque chose ») c’est que depuis mes premières années, j’ai l’impression d’être dans un rêve, le mien ou celui d’un autre. Le réel ne parvenait pas à me percuter de plein fouet. J’étais toujours dans la transparence des choses jamais dans leur irréductible présence. Aujourd’hui, autant dire que cela n’a pas changé, seule la conscience relève cet état. Le réel, pour moi, est à l’image de la brume sur la plage de galets produite par la chaleur.

À la recherche de souvenirs, ce matin, je décide de tenter de retrouver l’immeuble où j’ai habité. Un panneau indicateur éveille mes souvenirs : Janval. Janval est un quartier sur les hauteurs de Dieppe où sont regroupés des blocs d’immeubles séparés par la route qui mène à Rouen. Du centre-ville, je suis l’indication et m’engage dans la fameuse « côte de Rouen » comme l’appelaient mes parents et les Dieppois d’origine. En réalité, elle se nomme avenue Gambetta. C’est une avenue longue de cinq cents mètres à fort pourcentage. Mon père, racontait-il, la gravissait à vélo comme s’il s’était agi du Galibier : en mélangeant la puissance et la souplesse.

C’est sur cette route que je conduisais la 2 CV paternelle, dès l’âge de cinq ans, lorsque ma mère était absente. Mon père me confiait le volant en me plaçant sur le rebord de son siège. Plus tard, je le maintiendrai de la place du passager, pourtant nommée la « place du mort ». On pourrait s’étonner du manque de prudence de la part de mon père, mais jadis, la sécurité n’était pas encore une obsession et la ceinture était considérée comme un objet de luxe, voire inutile. Néanmoins, il faut admettre que la plupart des parents, déjà à cette époque, installaient par précaution leurs enfants sur la banquette arrière. Mon père, en original, avait un autre point de vue et préférait m’avoir à ses côtés. Laisser conduire son fils en bas âge devait être jugé par ma mère ou l’entourage comme une pure folie, cependant il aimait, je crois bien, les informer du prodige dont il était l’instigateur. Quelques années plus tard, montant en gamme, je conduisais l’Ami 6 break, un bolide…

Une fois, nous remontions « la côte de Rouen » lorsque nous rejoignîmes un autobus qui avançait poussivement. Derrière la grande baie vitrée, nous reconnûmes un jeune voisin qui observait la scène avec étonnement. Mon père s’amusait de cette situation et désignait des mains son fils comme un surdoué de la conduite. Je lui demandai de reprendre immédiatement le volant de la 2 CV. Cette situation me gênait : ce jeu entre mon père et moi ne souffrait pas de témoin.

A vingt ans, j’obtenais mon permis de conduire, haut la main, en neuf jours, code de la route et conduite comprise. Tout le monde s’étonnait avec quelle facilité j’avais passé l’épreuve du feu. Que vouliez-vous, j’avais quinze ans de pratique !

L’immeuble Poitou (mardi 25 juin 1996 – suite)

En remontant à pied l’avenue Gambetta, j’essayais de convoquer des souvenirs. J’avais la sensation de ne pas être totalement en pays étranger, sans pour autant reconnaître formellement un aspect précis de cette avenue. Arrivé au sommet de l’avenue, je vois sur la droite une série d’immeubles conçus sur le même modèle, ce que l’on appelle usuellement une cité. Chaque immeuble est baptisé d’un nom de région de France. C’est alors que me revient à l’esprit le nom de notre bâtiment : Poitou. Quel étonnement mes parents avaient dû ressentir en découvrant, en 1962, lors de leur première visite, le nom « Poitou » qui les reliait à leur ancienne vie quittée en 1957.

La rue Camille-Coche (ancien maire de Dieppe m’apprend, ce jour-là, la plaque de rue), en revanche, n’avait jamais fait un détour du côté de l’oubli. C’était le seul élément avéré que je possédais en plus d’un souvenir plus ou moins vague de la forme de l’immeuble (long d’une cinquantaine de mètres pour une hauteur de cinq étages). L’expression « immeuble Poitou » me revenait maintenant à la mémoire, cela faisait une information de plus. Mes allers et venues ne me permirent pas de découvrir l’immeuble Poitou. Toutes les autres régions défilaient : Bourgogne, Auvergne, Provence, Languedoc, Picardie, Champagne, Normandie… sauf le Poitou. L’avait-on débaptisé, rasé ? Les autochtones commençaient à me regarder d’un drôle d’air : que faisait cet individu douteux avec un petit sac à dos. C’est louche tout ça. Allais-je me faire lyncher par les habitants de mon ancien quartier qui, pour la plupart, étaient nouvellement arrivés, c’est-à-dire après mon départ. Ah ces nouveaux qui ne savent pas rester à leur place ! Finalement, j’ai eu un éclair de génie : l’arrière de « mon » immeuble avait une vue imprenable sur le mur de la caserne Duquesne dévolue à l’enseignement des femmes soldates[2]. Je me souviens encore des défilés avec musique et tout le tremblement que je ne voyais pas faute d’habiter à un autre étage que le premier qui offrait une vue sur le haut du mur. En montant sur une chaise, je pouvais voir certains gestes et les couvre-chefs des soldates. La caserne était située sur la gauche de l’avenue, non pas sur la droite où j’essayais de retrouver en vain l’immeuble disparu. De l’autre côté de l’avenue, une autre cité du même type, mais beaucoup plus petite me faisait face. En me repérant sur la caserne, je ne pouvais pas me tromper. La cité était bordée de petites maisons individuelles avec jardin. L’immeuble portait toujours son nom. La réalité coïncidait avec mes souvenirs qui se précisaient à mesure que je marchais. Devant l’immeuble, une petite rue ne prenait réellement jamais fin du fait qu’un petit rond-point invitait les véhicules à repasser en sens inverse. C’est dans cette rue que je roulais avec ma première bicyclette. Pour donner l’illusion de posséder un moteur, mes camarades de jeux et moi-même installions une carte à jouer, maintenue par une épingle à linge, qui frottait sur les rayons. Les premières minutes d’utilisation, le moteur montrait sa puissance. Au fil des passages, le moteur s’essoufflait et devenait, sinon inaudible, du moins insuffisamment bruyant à nos oreilles.

Les paniers de basket étaient toujours présents, en revanche, le grillage qui entourait l’aire de jeu avait disparu. Cette cour grillagée avait des allures de playground des villes américaines où les adolescents peuvent jouer en pleine ville sans gêner la circulation. Autre modification, une série de jeux (balançoires de style rodéo) avaient été installés. Derrière l’immeuble (face à l’ex-caserne qui n’appartient plus aujourd’hui au ministère de la Défense mais à celui des Affaires sociales), la rue où, un matin avant de monter dans la voiture d’une voisine, la femme d’un juge d’instruction, je regardais l’eau s’écouler dans le caniveau qui débordait un jour de grande pluie, comme il en existe en Normandie. C’est dans cette rue aussi que ma sœur m’avait photographié, revêtu de ma panoplie de Zorro que j’avais eu pour Noël.

Après avoir tourné autour de l’immeuble, j’ai repris le chemin du centre-ville, davantage touristique que ce quartier aux immeubles construits sur le même modèle comme il en était nés en quantité dans les années 1950 et 1960.

L’œuf dur (jeudi 27 juin 1996)

Une des activités de mon père, qui demandaient sinon un cérémonial du moins une grande technicité, était la cuisson des œufs à la coque. Il ne se chargeait pas des diverses manipulations que nécessite la chose (faire chauffer de l’eau, mettre les œufs dans la casserole quand l’eau commence à bouillir), en revanche, c’est lui qui, montre en main, interrompait la fin de cuisson. Ce n’était pas nécessairement lui qui tournait le bouton de la gazinière, pas plus lui qui versait l’eau de la casserole dans l’évier, en revanche c’est lui qui ordonnait la cessation immédiate de la cuisson.

Debout devant la gazinière, il surveillait à la fois la casserole et sa montre, travail qui requérait toute son attention. Ses yeux passaient de l’un à l’autre avec maestria. L’opération était chargée d’une haute importance que tous les membres de la famille jugeaient comme telle, même si cela pouvait amuser ma sœur et moi-même. Bien que mes parents aimassent cuire les œufs de cette façon, le résultat n’était jamais à la hauteur des espérances et de l’énergie déployée. En effet, mon père distrait sur la fin de la cuisson laissait passer de quelques secondes les cinq minutes adéquates pour obtenir un œuf à la coque idéal : le blanc ferme et le jaune liquide.

Alors, la panique s’emparait de mon père, ses bras se levaient dans un stop ! horrifié. Ma mère se précipitait en direction de la casserole et la retirait précipitamment. Dans d’autres cas, mon père, ayant parfaitement rempli sa mission, avertissait à la seconde S la fin de cuisson, alors que ma mère, occupée par une autre tâche, ne parvenait pas à atteindre la casserole à la seconde précise. Mon père levait encore les bras au ciel en reprochant à ma mère de n’avoir pas eu les réflexes aiguisés.

Un observateur extérieur aurait certainement jugé cette scène complètement loufoque, ce qu’elle était en vérité. Mon père avait le don de transformer les choses simples en de véritables opérations de commando. La simplicité ne pouvait lui convenir, étant probablement assimilée à l’ennui. L’exceptionnel, les catastrophes, étaient par contre objet de toutes ses attentions.

Journal fictif (jeudi 27 juin 1996 – suite)

Lundi : rien.

Mardi : toujours rien.

Mercredi : un semblant de présence. Fausse alerte. Non, rien.

Jeudi : décide de me lever. Courage. Les décisions importantes doivent être un jour prises. Mes muscles frémissent, la machine tente de se mouvoir. Les forces me manquent, je décide de remettre à une date ultérieure une telle folie.

Vendredi : nouvelle tentative pour me lever. Cette fois j’ai réuni tout mon courage, toutes mes forces, toute ma concentration, ça devrait réussir. Mes muscles tremblent, une jambe bouge (la droite, je crois), puis l’autre. Mes bras sont plus longs à se dérouiller, mais ils répondent à l’injonction (ma pensée est puissante, je le sens). Le plus dur reste à faire : lever le buste à 90°. Heureusement, les abdominaux longtemps entraînés répondent à l’appel, braves abdominaux, je savais que ces longues heures d’entraînement, au temps de ma splendeur, n’avaient pas été vaines. Le corps entier enfin se lève à la verticale. Quelques pas dans la chambre me rassurent sur la motricité de mes jambes. Tout fonctionne, même après un temps si long d’inactivité. Les volets sont fermés, seuls des rayons de soleil se projettent sur le mur, qui ajoutent des rayures verticales au papier peint rayé.

Après avoir ouvert les volets métalliques, le soleil entre sans plus d’obstacle. Le soleil m’éblouit. A tâtons, en fermant les yeux, je cherche mes lunettes de soleil que je me souviens avoir rangées dans le tiroir de la commode. Les lunettes ajustées, la lumière devient supportable (enfin juste supportable). Les arbres, les fleurs, l’herbe me donnent envie de marcher. L’escalier en colimaçon me mène à l’extérieur. La descente se passe dans les meilleures conditions. Même le virage de l’escalier se négocie en souplesse. Je m’étonne de ma témérité.

Dans le parc, tout est calme malgré le chant des oiseaux qui ne respectent rien, pas même mon besoin de silence. Avec intrépidité, je décide d’accomplir un tour de parc (enfin de jardin) comme un aventurier qui se lancerait dans la jungle. En dix minutes et trente secondes, le tour est bouclé (je l’ai vérifié sur ma montre-bracelet : une suisse, c’est vous dire la haute précision). Satisfait, je décide de parcourir un second tour qui sera peut-être deuxième si je décide d’en faire un troisième. Il ne faut exclure aucune possibilité. Au second tour (oui second car il se révélera que le tour sera le dernier : il ne faut pas abuser le premier jour), au second tour, donc, je ne suis pas épuisé, non, on ne peut le dire, mais fatigué, modérément fatigué, oui, on peut le dire.

Je décide la mort dans l’âme d’avorter cette promenade. Prudence, prudence, me disait ma mère, j’ai retenu la leçon. Ma mère savait de quoi elle parlait, elle n’avait jamais quitté son quartier, sauf une fois pour se rendre dans le quartier voisin pour une raison qui m’est toujours restée inconnue. C’est devenu le secret de ma mère : il faut savoir respecter les secrets des autres. Je monte l’escalier. L’effet est différent dans ce sens, je ne reconnais plus mon environnement et m’interroge si cet escalier est bien le même et non celui d’une autre maison. Avec ma chance, ça serait le bouquet ! finir une journée si pleine par une aventure qui pourrait se révéler dramatique. Mais non, l’escalier était bien celui que j’avais emprunté pour descendre ; la chambre est bien la même (lit, commode, papier peint rayé), seules les zébrures du soleil ont disparu avec son couché. Si le soleil s’est endormi, il n’y a aucune raison pour que je ne lui emboîte pas le pas. Harassé par une telle journée, je m’endors dans la seconde, je le sais car j’ai chronométré avec ma montre suisse extrêmement précise (celle que j’avais pour faire le tour du parc pour ceux qui ne suivraient pas).

Samedi : l’idée de me lever est insupportable. Aujourd’hui, je sais que les forces me manqueraient. Hier, pourtant, si en forme. Étrange. L’effort a-t-il été trop violent ? Pas du tout. N’oubliez pas que j’ai su interrompre avec courage la promenade autour du parc. Que se passe-t-il ? Le jeu n’en valait-il pas la chandelle ? Pourtant, pendant la promenade, j’ai senti un sentiment de satisfaction, vague mais bien réel. Pensez donc, se lever après tout ce temps couché. Mais, paradoxalement, c’est cette satisfaction vague qui me pose problème. La satisfaction pourrait bien se transformer en plaisir, où va-t-on ! Oui, c’est la peur de l’engrenage. Au moins dans la station couchée, c’est le calme plat, aucune variation mais une immobilité continuellement la même. Voilà qui est rassurant. C’est décidé, je reste au lit pour aujourd’hui. Mais il n’est pas impossible que je fasse une nouvelle intrusion dans l’autre monde, enfin le parc, enfin le jardin.

Dimanche : rien.

Conclusion du séjour (jeudi 27 juin 1996 – suite 2)

Finalement mes vacances (quatre jours dont deux pleins) sont ma promenade dans le parc. Beaucoup d’ennuis (ça change) même dans la contemplation de la mer. Ce ne fut pas inutile. Depuis des années, je n’avais pas écrit de textes personnels, autres qu’universitaires. Serait-ce le début d’une conversion ? A suivre. Assis dans mon fauteuil de train sur la route (les rails) de Paris, j’écris ces lignes (histoire surréaliste ou plutôt beckettienne, l’histoire de l’œuf, et cette conclusion d’un journal d’une vacance).

Le journal de Michel Leiris est posé sur ma tablette, je ne l’ai ouvert que les premières minutes. A présent, je vais le rouvrir. Le journal de Leiris a certainement été le déclencheur de ce désir d’écriture. Beaucoup de banal dans son journal à côté de textes élaborés. Des textes de pures notations (faciles à imiter), associés à des textes très écrits (non à la portée de tout le monde, de mon monde).

Il est 17 h 45, le train est parti depuis 16 h 05. Je n’ai jamais eu autant de facilité d’écriture. Peut-être parce que je ne cherchais pas à faire littéraire. C’est presque de l’écriture automatique, hormis la recherche du sens. 17 h 50, je clos ce journal ; le train devrait arriver à Paris-Saint-Lazare à 18 heures. Michel Leiris ne sera pas rouvert dans ce train. Fin.

PS : Le train est arrivé à 18 h 10 et j’ai feuilleté l’index du journal. On ne respecte jamais totalement ses engagements.

Didier Saillier

(Mai 2020 – écrit en 1996)

Photo personnelle : Dieppe (Seine-Maritime). Les cabines (19 octobre 2013 à 11 h 42).


[1] L’ouvroir de littérature potentielle (Oulipo) est un atelier littéraire créée en 1960 par Raymond Queneau et François Le Lionnais, en vue de créer des formes littéraires à partir de contraintes d’écriture comme le lipogramme (production d’un texte en excluant des lettres de l’alphabet comme le fit Georges Perec dans son roman La Disparition où le « e » est absent). Autant dire que les Oulipiens réprouvent l’aléatoire, l’inspiration et les idées qui « passent par la tête ».

[2] L’École du personnel féminin de l’armée de terre (EPFAT) a été créé le 1er mai 1953. Voir l’article de Catherine Bertrand, « A l’origine de la féminisation des armées », Revue historique des armées [En ligne], n° 272, 2013.  « Dieppe, avec ses promotions de deux cents élèves, est considérée comme la première véritable école militaire pour le personnel féminin de l’armée de Terre. L’EPFAT est un creuset où passe, entre 1953 et 1974, toutes les engagées, classes et catégories. »

2 commentaires sur « Journal d’une vacance »

  1. quel délice ! toujours cette finesse dans l’humour ! j’ai aussi beaucoup apprécié le côté visuel de ton article, oui je t’ai vu dans la Deuch entre les genoux de ton père. j’attends avec impatience Zorro.

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